18 juillet 2006
L’abro que vouillè volé
Présentation du livre "L’abro que vouillè volé" de Paola Neyroz.
La réalisation de ce conte - qui a été édité en francoprovençal, en français et en italien et publié par les éditions Major - rentre dans le cadre du projet "L’Arbre aux langues".
L’Assessorat de l’Education et de la Culture informe que jeudi 20 juillet prochain, à 17h45, dans la salle des conférences de la Bibliothèque régionale, à Aoste, sera présenté le livre L’abro que vouillè volé – L’arbre qui voulait voler – L’albero che voleva volare de Paola Neyroz.
Participent à la rencontre l’auteur Paola Neyroz ainsi que l’éditeur Henri Agresti, le traducteur en patois Carlo Rossi et le Chef de Service du Bureau régional pour l’ethonologie et la linguistique-BREL Saverio Favre.
Paola Neyroz, professeur de mathématiques, est passionnée d’écriture et d’imaginaire. Quelques uns de ses contes ont été publiés dans Yanez, ovvero il possibile (1997), Fiabando (2003), Il paese della quiete (2004).
Henri Agresti, professeur de lettres classiques, chercheur en linguistique et guide de haute montagne, est auteur de livres et de films consacrés aux gens de montagne.
Les livres seront également présentés le vendredi 21 juillet, à 17h45, à Valtournenche, dans la salle communale des congrès, dans le cadre des événements proposés par le Cervino international film festival.
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16 mai 2006
Sorcières
Parfait Jans, Homme politique, polémiste, écrivain nous propose son dernier livre et nous le présente.
La passion qui me pousse à écrire des romans situés dans le Val d’Aoste, Région autonome de la République italienne, me vient de la nécessité de soutenir et défendre la Francophonie persécutée depuis plus d’un siècle et demi par les éléments les plus nationalistes, les plus sectaires et les plus cupides de l’Etat italien.
Dix-huit romans, contes et pièces de théâtre ont déjà été édités (voir la liste ci-dessous), ils passent du roman historique « Catherine de Challant » au roman policier tel « De Profundis à Saint-Vincent » et s’en vont jusqu’à pénétrer la vie, les combats et le massacre du peuple salasse par les romains en l’an 25 avant notre ère.
Aussi, cette fois, ai-je voulu sortir un petit amusement sur les sorcières et sorciers de la contrée, car chaque village a possédé, jadis, son lot de femmes et d’hommes vivant comme tout un chacun et possédant, malgré tout, quelques pouvoirs... disait-on hier.
Aujourd’hui, plus personne ne croit en ces sornettes et pourtant… Rares sont les réunions de famille ou d’amis qui se passent sans que l’un des convives ne parle à un moment donné d’un cas de sorcellerie. Alors le silence devient total, les oreilles se tendent vers le conteur pour entendre pour la énième fois une légende transmise et assimilée comme le sont les gènes transmis par les parents à leurs enfants. Plus personne n’y croit et pourtant…
Les cas nombreux de sorcellerie, les scènes dramatiques et quelquefois légères me suggéraient la possibilité d’écrire un roman lié aux traditions et amusant à la fois.
Ce côté-là n’a pas trop souffert. Cependant, lorsque j’ai voulu enrichir ma documentation, je me suis heurté à une logique imparable à laquelle on ne pense plus guère de nos jours, en effet, il est impossible de parler de sorcellerie sans aboutir à l’Inquisition et ses martyrs, ses drames et ses tortures.
Les autorités religieuses et civiles ont tenté de faire croire au peuple valdôtain que sa fidélité à l’Eglise romaine l’avait protégé de l’Inquisition, de fait il a suffi à un professeur, chercheur inlassable de grand mérite, de mettre son nez dans les archives de la Région pour découvrir un premier cas. Puis d’autres chercheurs ont suivi la trace du pionnier et ont extirpé une quarantaine de cas d’Inquisition, bûchers à la clef, avec les nom des inquisiteurs et celui des êtres martyrisés.
Comment faire cohabiter les drames vérifiés et le sourire recherché ? Comment démonter les fredaines de la sorcellerie et, dans le même temps, faire surgir l’ampleur des drames vécus ? Là résidait la responsabilité de l’auteur.
Les deux courants finissent par s’imbriquer et se supporter. Les annexes du roman vont jusqu’à publier la lettre du pape Jean-Paul II demandant pardon pour ces horreurs.
Ce n’était pas du tout certain de pouvoir mettre en évidence les horreurs, tout en amusant le lecteur des petites et grandes agaceries surgies des vieux contes sur la sorcellerie dans le Val d’Aoste, cet ouvrage a essayé, aux lecteurs d’en juger.
L’essentiel n’est-il pas de permettre à la francophonie valdôtaine de vivre quelques instants avec son passé, afin de sauvegarder un patrimoine culturel que nous envient bien d’autres peuples.
Parfait JANS
Déjà publiés :
Théâtre : « L'Insurrection des Socques » 1981 ; « Le génocide du peuple salasse » 2000
Romans historiques : « Catherine de Challant » (droits de la femme) 1996 ; « Râahm et Ariothe » 1997 ; « La Combe crépusculaire » (peuple salasse II) 2002 ; « Roma doma ? » (peuple salasse III) 2005.
Romans : « Les Amoureux du Trou du Diable » 1989 ; « La Famille Carcagne » 1991 ; « De Pavie à Coursil »1992 ; « Le Seing du Tabellion » 1994 ; « Les Frères Bioulaz » 2000.
Extra terrestre : « Les Mystères de la Chamoisière » 1988.
Policiers : « La Montagne pour seul témoin » 1988 ; « De Profundis à Saint-Vincent » 1990 ;
« La Paloma de Pont-Saint-Martin » 1995 ; « Meurtre au forum Romain » 1999 ; « René, Nino et les autres » 2004.
Pour les enfants : « Pirouette la Marmotte » (conte illustré) 2001.
Les commandes sont à adresser :
Pour la France : à Parfait JANS, 119, Grande rue, 10130 Chessy les Prés
Pour le Val d’Aoste : à Parfait JANS, hameau Chichal, 11020 Lillianes (AO)
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27 mars 2006
La Vallée d'Aoste au Salon du livre de Paris
le Salon du Livre 2006 s'est déroulé sous le signe de la francophonie.

Comme toutes les années, la Région Vallée d'Aoste à dressé un stand ou sont présentés les nombreux ouvrages, en langue Française ou en Italien, produits par les auteurs, les photographes, les conteurs Valdôtains. Paysages de montagne en été comme en hivers, présentation de l'artisanat de la politique, de l'histoire, des légendes, le dictionnaire du Franco-provençal, une moisson de livres destinés à un public varié et érudi. Ce public est nombreux à visiter le stand surpris par le bilinguisme utilisé dans cette région originale du nord de l'Italie.
Les Présidents des Association de Valdôtains de la région parisienne s'y sont retrouvés pour accueillir les visiteurs. Un lieu de rencontre incontournable.
Voyage au pays des mots.

Ce qui frappe dès la sortie du métro « Porte de Versailles », c’est l’empressement des marcheurs pour rejoindre la grande porte grillagée, et passer sous la banderole « Salon du Livre »
Peut de gens lisent ditons ? c’est difficile à croire en les voyant, en nous voyant presser le pas pour pénétrer dans le hall et se diriger vers les guichets. Les plus chanceux sont invités et pénètrent de suite dans cette halle bondée, bruyante, colorées, dont les calicots nous attirent par des noms qui nous font habituellement rêver, Hachette, Gallimard, Acte Sud, maisons d’édition grandes ou petites où l’on devine les pépites d’intelligence, d’aventure, de tendres histoires, de propos subversifs que sont les livres, petites boites remplis de mots, sucrés, violents ou malins qui nous entraînent sur les chemins de la culture, de l’expédition, de l’amour, du passé comme de l’avenir.
Après un temps d’arrêt pour déterminer la direction que nous allons prendre pour en voir le plus, n’en manquer aucun, on se lance sur ce parcours qui serpente entre les stands et nous apporte par son format, ses couleurs, le nom de son auteur, notre ration d’imaginaire. La lecture requière le silence mais ici le brouhaha est de mise. La foule est immense et chacun se déplace comme dans la ruche, abeilles voraces nous savons ou trouver notre miel.
Les auteurs sont présent pour la plupart, signent sans s’arrêter ou juste le temps d’un regard sur ce lecteur qui commente, félicite ou interroge sur ce trésor qu’il tient entre ses mains.
Lionel Jospin s’essaye à la notoriété, sérieux comme un notaire à deux coudées de Philippe Soler, excentrique, le fume-cigarette tenu du bout des dents sous l’œil amusé de Bernard Pivot notre professeur de français. Une queue d’attente honore les plus connus, les plus médiatisés sortis enfin de leur tanière d’écrivains.
Dans chaque allée, on trouve exposés les livres de tous ceux qui ont forgés notre vie d’adulte, classiques comme ont les appellent, mais aussi ceux qui à travers un seul ouvrage sont parvenus à nous apporter une touche d’originalité ou de tendresse, un éclat de voix ou une révolte vite tombée une fois inscrite en noir sur le blanc des feuilles.
On les touche ces livres, on les caresse, on les sent, on les admire, on les retourne pour lire avidement le début de l’intrigue, des bribes de l’histoire qui nous est offerte à l’intérieur et l’on s’évade quelques instants écrivant dans notre tête notre version de cette histoire dont nous venons de voler les mots locomotive.
On y retrouve le monde entier, qui dans notre langue puisqu’il s’agit de Francophonie, ou traduits nous offre un peu de leur histoire, de leur passé, des coups qu’ils reçoivent, des amours heureux ou malheureux qui les bouleversent et nous émeuvent forcément.
Les auteurs sont fiers d’être publiés comme les lecteurs sont fiers de faire partie de cette famille épistolaire, le dialogue par livre interposé existe et rapproche les uns des autres. Et puis, au détour d’une allée, se trouver face à celui qui vous a entraîné dans son paysage, sa ville, qui vous à présenté sa famille réelle ou imaginaire, vous a fait voyager, vous a sorti de votre espace pendant la durée du livre à la fin duquel vous n’être plus sûr de vouloir vivre comme avant, il est là, modeste presque effacé, il vous regarde avec angoisse sentant que vous avez fait un bout de chemin avec lui, alors vous le rassurez, vous avez aimé son livre, aimé sa façon de vous dire les choses, aimé ses personnages que vous avez pris en amitié, le dialogue s’engage, quelques mots dans un sourire, il aura fait un bon Salon, vous également.
Immense et merveilleuse bibliothèque, livres de mots, livres d’images, planète d’expression ou tout est bon à dire, fierté des pays, des régions.
Vous qui me lisez moi piètre échotier, journaliste amateur, ne maquez pas l’année prochaine le Salon du Livre, visitez les plus beaux mots dans leur meilleurs écrins.
Pierre Bich
mars 2006
17:01 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
03 février 2006
Témoignage
Le Comité Fédéral a le plaisir de vous présenter ll’ouvrage de Raymond Durous :
Victor le conquérant
L’auteur de ce récit (témoignage) évoque ses grands-parents maternels venus du Piémont à la fin du 19ème siècle pour fuir la misère. Il retrace l’épopée dramatique et les tribulations de son grand-père paternel venu à pied du val d’Aoste pour chercher du travail en Suisse romande. Il raconte les souffrances endurées par son grand-père maternel sur le front du Trentin durant la Guerre 1914-1918.
Et surtout, il nous fait revivre l’histoire de son père, Victor, orphelin de mère dès l’âge de deux ans, placé à huit ans chez des paysans, y travaillant dur contre sa nourriture, quotidiennement maltraité, humilié et exploité. Il décrit sa révolte contre le patron, le père, le pays d’accueil même ; puis ses difficultés d’ouvrier italien dans les années trente ; l’intelligence et la détermination du manœuvre, de l’ouvrier qualifié, du dirigeant de chantier unanimement apprécié par ses patrons et reconnu par ses pairs ; sans oublier le soutien d’une femme admirable.
« La culture ne s’hérite pas, elle se conquiert » disait Malraux, et Victor dit le conquérant l’a acquise en payant de sa personne, en préparant un avenir meilleur pour les siens. Avec ce livre empreint de dignité, Raymond Durous nous apporte une riche contribution historique à travers une épopée familiale narrée sur trois générations.
Raymond Durous est né en 1936 à Lausanne, de parents italiens nés à Vevey. Marié à une réfugiée vietnamienne, il est père de quatre enfants. Durant trente ans, il enseigna la géographie et l’histoire au Collège de l’Elysée à Lausanne. Il donne actuellement des cours à l’Université Populaire de Lausanne.
Sensible aux problèmes de discrimination et de disparité, il s’est maintes fois engagé dans des actions de résistance civile : luttes syndicales, de locataires, pour un service civil, contre le racisme et la xénophobie…
Pédagogue progressiste, citoyen solidaire, ouvert au monde, il s’est efforcé au cours de son enseignement « d’ouvrir des fenêtres ».
Pour obtenir ce livre, laissez nous un message.
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Poésie
La valeur n'attend pas le nombre des années, car aux âmes bien née....
Elle s'appelle Mariangéla Bonera, elle est en première du Lycée Classique d'Aoste, et vient de gagner le premier prix dans sa catégorie au concours français "Poésie en Liberté". Ouvert aux jeunes de tous pays praticant la langue française, elle valide le bilinguiste culturel de la Vallée d'Aoste et devise avec bonheur et originalité.
Nous vous offrons avec notre fierté Valdôtaine, la poésie "Clepcydre" qui lui à valu ce premier prix et une interwiew sur la radio nationale France Inter le 31 Décembre 2005.
La clepsydre
Elle part elle court elle compte en ronde
heures, jours, minutes, secondes,
sans cesse sans pauses nul temps repose
mon âme qui pleure
J’en meurs, c ’est l’heure!
Le temps qui fuit nous suit,
maudit, traduit,
m i s é r a b le,
nos vies en sable.
J’aime et il passe
le sable s’ entasse
Je hais, il s’ écoule,
c’est le sable qui moule
nos vies, misérables, éphémères,
pitoyables chimères de notre
imagination optimiste.
Ecoule, clepsydr, écoule inflexible,
de l’inexorable temps on sera toujours le cible.
Mariangela Bonera
Aosta
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