15 février 2006
Saint Ours, faire la foire...
Cette année encore, le CO.FE.S.EV a présenté dans son stand de la foire de Saint Ours, les oeuvres des Valdôtains de l'Extérieur. Mais pour vous qui nous lisez, qu'est-ce que cette foire qui se déroule dans la ville d'Aoste au coeur de la Vallée du même nom ?
La Foire de Saint-Ours est avant tout une grande manifestation populaire, un hymne à la créativité et à l'esprit industrieux des gens de la montagne. Chaque hiver, un millier d'exposants, artistes et artisans valdôtains, y présentent avec une fierté et une satisfaction légitimes les fruits de leur travail, qu'il s'agisse d'un passe-temps ou véritablement de leur métier. Toutes les activités traditionnelles sont ici représentées : sculpture et gravure sur bois, travail de la pierre ollaire, du fer forgé et du cuir ainsi que tissage du drap - cette étoffe de laine réalisée sur d'anciens métiers en bois -, mais aussi dentelles, vannerie, objets de la vie domestique, échelles et tonneaux de bois. Ce n'est pas tant l'aspect commercial de la Foire qui incite les artisans à exposer que l'envie de sortir de leur atelier et d'aller à la rencontre d'un public capable d'apprécier la qualité et la créativité de leurs ouvrages, issus de traditions vieilles de plusieurs siècles.De même, les personnes qui se rendent à la Foire ne sont pas seulement à la recherche d'une bonne affaire, d'un ustensile dont elles ont besoin ou d'un objet décoratif : elles y viennent aussi pour en "respirer" l'atmosphère unique.
C'est aussi durant cette Foire traditionnelle que se ressortent les caractéristiques propres à l'identité de la communauté valdôtaine : ce n'est pas seulement une grande "kermesse" aux dimensions exceptionnelles, c'est véritablement la célébration d'une appartenance historique et culturelle à un milieu, celui de la montagne. C'est ainsi que les rues de la ville résonnent chaque année des échos de cette manifestation qui met en valeur la fine fleur de l'artisanat valdôtain.
Au Moyen-Age, la foire s'installait dans le bourg d'Aoste, c'est-à-dire aux alentours de la collégiale de Saint-Ours. Les légendes racontent que c'est précisément devant cette église où le saint vécut, semble-t-il, avant le IXe siècle, que tout a commencé : ce dernier aurait, dit-on, pris l'habitude d'y distribuer aux pauvres vêtements et sabots, ces chaussures en bois typiques que l'on peut encore aujourd'hui trouver à la Foire.De nos jours, c'est tout le centre ville d’Aoste qui participe à cet événement et la Foire de Saint-Ours s'étend à l'intérieur comme à l'extérieur de l'enceinte romaine.
Qui dit Foire dit aussi musique, folklore et dégustation des vins et autres produits typiques de la gastronomie locale. Le clou de cette grande fête populaire est la "veillà", la veillée qui illumine les rues durant la nuit du 30 au 31 janvier et les remplit de promeneurs jusqu'à l'aube. Visiter la Foire de Saint-Ours, c'est vivre une expérience unique et inoubliable, une occasion à pas manquer de plonger dans une ambiance extraordinaire, porteuse d'émotions intenses
11:25 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
03 février 2006
Témoignage
Le Comité Fédéral a le plaisir de vous présenter ll’ouvrage de Raymond Durous :
Victor le conquérant
L’auteur de ce récit (témoignage) évoque ses grands-parents maternels venus du Piémont à la fin du 19ème siècle pour fuir la misère. Il retrace l’épopée dramatique et les tribulations de son grand-père paternel venu à pied du val d’Aoste pour chercher du travail en Suisse romande. Il raconte les souffrances endurées par son grand-père maternel sur le front du Trentin durant la Guerre 1914-1918.
Et surtout, il nous fait revivre l’histoire de son père, Victor, orphelin de mère dès l’âge de deux ans, placé à huit ans chez des paysans, y travaillant dur contre sa nourriture, quotidiennement maltraité, humilié et exploité. Il décrit sa révolte contre le patron, le père, le pays d’accueil même ; puis ses difficultés d’ouvrier italien dans les années trente ; l’intelligence et la détermination du manœuvre, de l’ouvrier qualifié, du dirigeant de chantier unanimement apprécié par ses patrons et reconnu par ses pairs ; sans oublier le soutien d’une femme admirable.
« La culture ne s’hérite pas, elle se conquiert » disait Malraux, et Victor dit le conquérant l’a acquise en payant de sa personne, en préparant un avenir meilleur pour les siens. Avec ce livre empreint de dignité, Raymond Durous nous apporte une riche contribution historique à travers une épopée familiale narrée sur trois générations.
Raymond Durous est né en 1936 à Lausanne, de parents italiens nés à Vevey. Marié à une réfugiée vietnamienne, il est père de quatre enfants. Durant trente ans, il enseigna la géographie et l’histoire au Collège de l’Elysée à Lausanne. Il donne actuellement des cours à l’Université Populaire de Lausanne.
Sensible aux problèmes de discrimination et de disparité, il s’est maintes fois engagé dans des actions de résistance civile : luttes syndicales, de locataires, pour un service civil, contre le racisme et la xénophobie…
Pédagogue progressiste, citoyen solidaire, ouvert au monde, il s’est efforcé au cours de son enseignement « d’ouvrir des fenêtres ».
Pour obtenir ce livre, laissez nous un message.
18:33 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Poésie
La valeur n'attend pas le nombre des années, car aux âmes bien née....
Elle s'appelle Mariangéla Bonera, elle est en première du Lycée Classique d'Aoste, et vient de gagner le premier prix dans sa catégorie au concours français "Poésie en Liberté". Ouvert aux jeunes de tous pays praticant la langue française, elle valide le bilinguiste culturel de la Vallée d'Aoste et devise avec bonheur et originalité.
Nous vous offrons avec notre fierté Valdôtaine, la poésie "Clepcydre" qui lui à valu ce premier prix et une interwiew sur la radio nationale France Inter le 31 Décembre 2005.
La clepsydre
Elle part elle court elle compte en ronde
heures, jours, minutes, secondes,
sans cesse sans pauses nul temps repose
mon âme qui pleure
J’en meurs, c ’est l’heure!
Le temps qui fuit nous suit,
maudit, traduit,
m i s é r a b le,
nos vies en sable.
J’aime et il passe
le sable s’ entasse
Je hais, il s’ écoule,
c’est le sable qui moule
nos vies, misérables, éphémères,
pitoyables chimères de notre
imagination optimiste.
Ecoule, clepsydr, écoule inflexible,
de l’inexorable temps on sera toujours le cible.
Mariangela Bonera
Aosta
17:45 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

