15 février 2006
Autonomie Catalane, un exemple...
L'Espagne ouvre le débat sur le statut de la Catalogne LE MONDE | 03.11.05 | MADRID de notre correspondante.
Les députés espagnols ont ouvert la voie à l'examen parlementaire du projet de nouveau statut d'autonomie pour la Catalogne. Par 197 voix contre 146 et une abstention, le Congrès des députés a accepté, mercredi 2 novembre, de débattre du projet proposé par le Parlement catalan, qui accroît les compétences et l'autonomie financière de cette région et établit l'existence d'une "nation" catalane. Si elle est conduite jusqu'au bout, la procédure parlementaire devrait durer jusqu'au printemps 2006.
Devant le Congrès, deux visions de l'organisation territoriale de l'Espagne se sont affrontées à l'occasion de ce premier débat, notamment à travers les discours du président du gouvernement socialiste, José Luis Rodriguez Zapatero, et du chef de l'opposition conservatrice, Mariano Rajoy. Illustration de l'"Espagne plurielle" pour l'un, "voyage vers l'inconnu" pour l'autre, le projet de nouveau statut pour la Catalogne a été jugé "raisonnable" par le chef de l'exécutif, qui a cependant souhaité que les députés lui apportent des modifications substantielles.
Evitant le mot "nation" , M. Zapatero a suggéré que le nouveau statut puisse mentionner l'existence d'"une identité nationale" catalane qui serait, selon lui, "parfaitement compatible" avec la Constitution, laquelle "considère l'Espagne comme la nation de tous" . "L'Espagne ne s'affaiblit pas quand elle reconnaît l'autogouvernement et l'identité de ses peuples" mais, au contraire, "elle gagne en dynamisme", a assuré le chef du gouvernement.Concernant ce qui est sans conteste le cœur du texte transmis par le Parlement catalan, c'est-à-dire la faculté qui serait transférée à la région autonome de lever et gérer quasiment sans entrave les impôts, le président du gouvernement a rappelé que "l'Etat doit avoir ses propres impôts" et que le système fiscal espagnol devait "conserver un tronc commun" à l'ensemble de son territoire.
A l'opposé, le chef du Parti populaire (PP, droite), Mariano Rajoy, a soutenu que le projet catalan "tourne le dos à la Constitution" espagnole et est "contraire à l'intérêt de tous" . Il a accusé M. Zapatero de soutenir ce texte comme "prix" de l'appui qu'accordent les députés indépendantistes catalans à son gouvernement.
"Tout le statut est construit sur un présupposé faux : que la Catalogne est une nation, donc elle est souveraine, donc elle a le droit de décider seule de ses relations avec l'Etat espagnol", a-t-il dénoncé. Le PP a déposé un recours devant le Tribunal constitutionnel demandant que soit adoptée une procédure de réforme constitutionnelle pour l'examen de ce texte.
L'enjeu des mois à venir est de savoir si les représentants du Parlement catalan, venus devant le Congrès des députés "les mains ouvertes", et la majorité socialiste parviendront à s'accorder sur un texte de compromis. C'est la troisième réforme d'un statut régional examinée cette année par les députés espagnols. En février, ils avaient écarté un projet souverainiste de "libre association" du Pays basque avec l'Etat espagnol, dit "plan Ibarrexte", en référence au chef du gouvernement basque, le nationaliste Juan José Ibarretxe. En revanche, ils ont accepté la discussion d'une réforme du statut de la région de Valence, en septembre.
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l'Artisan Valdôtain
L'artisanat valdôtain
La sculpture est incontestablement l'expression la plus élevée de la culture valdôtaine. Les matériaux utilisés sont le bois (pin -cembrot, noyer, châtaignier, érable, merisier) et la pierre ollaire. Ce qui n'était à l'origine qu'une activité complémentaire, durant la pause marquée par les travaux agricoles, a graduellement évolué et s'est perfectionné, passant des sculptures rudimentaires à de véritables œuvres d'art. Les plus caractéristiques représentent des saints, des personnages et des scènes de la vie familiale et quotidienne, des masques et des exemplaires de la faune valdôtaine.
La gravure sur bois ou sur pierre (pierre ollaire) est née quant à elle de la volonté d'embellir les objets d'usage courant. Les premières décorations consistaient essentiellement en dessins géométriques, rosaces, étoiles, cercles tracés au compas, roues solaires, ayant valeur symbolique.
L'artisanat du fer forgé tire directement ses origines de l'exploitation des mines et des forêts de Cogne, d'où provenaient la magnétite et le charbon de bois nécessaires au fonctionnement des forges. Cette activité autrefois, résidait surtout dans la fabrication d'objets de tous les jours (récipients, clefs, serrures, outils agricoles, etc.), mais pouvait parfois donner naissance à des créations artistiques (la fontaine du grenadier, au château d'Issogne).Matière première caractéristique s'il en fut, la pierre ollaire est une roche homogène et compacte de couleur verte, connue des habitants des Alpes depuis la période néolithique pour la facilité avec laquelle elle pouvait être travaillée. Présente dans le Valtournenche, dans le Val d'Ayas et dans la vallée de Champorcher, elle a pris pendant des siècles une grande place dans la fabrication d'objets et de récipients divers, sur des tours à pédale. Dans le Valtournenche, par exemple, les artisans s'étaient spécialisés dans la réalisation de poêles destinés aux salons des familles de la bourgeoisie. Aujourd'hui, gravée ou sculptée, la pierre ollaire est employée pour la création de sculptures, d'assiettes, de bols et de boîtes, et encore pour la fabrication de poêles. C'est durant la période romaine que le travail du cuir se développa en Vallée d'Aoste.
Peu d'objets de cette époque sont parvenus jusqu'à nous (besaces, outres, gourdes, sabots). De nos jours, les artisans fabriquent de petits sacs à dos, des sacs à main, des portefeuilles, des chaussures, des ceintures et des vêtements. Mais ils réalisent encore les colliers pour le bétail, les harnais pour les chevaux, et les "socques" (sabots dont la semelle est en bois et l'empeigne en cuir) ainsi que d'autres articles folkloriques.Presque partout en Vallée d'Aoste, la vannerie (tressage de rameaux de saule) connaît un essor remarquable. Faute de saule, dans les hautes vallées, c'est le bois débité en rubans de section carrée ou rectangulaire que l'on utilise.
Le travail de la dentelle aux fuseaux, qui fait désormais partie intégrante de la tradition de Cogne, aurait été importé dans différentes localités de la Vallée d'Aoste au XVIe siècle, par des religieuses bénédictines qui s'étaient enfuies du monastère de Cluny. Si la technique de la dentelle est donc venue d'ailleurs, les différents desseins sont sans aucun doute d'origine locale : ils rappellent le milieu valdôtain et sa faune, ne suivent pas de modèle précis et, fruit de l'imagination ou de la fantaisie, se transmettent de mère en fille. La largeur de la dentelle varie en fonction de la quantité de fuseaux utilisés : plus ils sont nombreux, plus le ruban est large et plus sa qualité est élevée. Le travail est réalisé avec du fil de lin, de couleur naturelle, parfois blanchi à l'eau de Javel Le tissage du "drap", ce tissu rustique en laine de brebis, est l'apanage des habitants du Valgrisenche. Les femmes recevaient dans ce domaine l'aide des hommes, qui manœuvraient plus facilement qu'elles les lourds métiers à tisser construits sur les modèles utilisés à la Renaissance.
Le drap était traditionnellement uni et les tonalités plutôt sombres (gris, bleu, noir, pourpre). Aujourd'hui, nous pouvons trouver du drap de couleur vive, multicolore et orné de dessins géométriques. Employé comme tissu d'ameublement, il se marie particulièrement bien avec le mobilier de style rustique. La culture du chanvre se pratiquait dans les villages de la basse vallée. Mais le tissage de la toile était l'une des occupations typiques de la vallée de Champorcher. Les métiers, dont un exemplaire parfaitement conservé se trouve au village de Chardonnay, étaient construits en mélèze, avec des lisses en corde. Cette toile de chanvre servait à confectionner les draps, les serviettes, les chemises et autres.
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Saint Ours, faire la foire...
Cette année encore, le CO.FE.S.EV a présenté dans son stand de la foire de Saint Ours, les oeuvres des Valdôtains de l'Extérieur. Mais pour vous qui nous lisez, qu'est-ce que cette foire qui se déroule dans la ville d'Aoste au coeur de la Vallée du même nom ?
La Foire de Saint-Ours est avant tout une grande manifestation populaire, un hymne à la créativité et à l'esprit industrieux des gens de la montagne. Chaque hiver, un millier d'exposants, artistes et artisans valdôtains, y présentent avec une fierté et une satisfaction légitimes les fruits de leur travail, qu'il s'agisse d'un passe-temps ou véritablement de leur métier. Toutes les activités traditionnelles sont ici représentées : sculpture et gravure sur bois, travail de la pierre ollaire, du fer forgé et du cuir ainsi que tissage du drap - cette étoffe de laine réalisée sur d'anciens métiers en bois -, mais aussi dentelles, vannerie, objets de la vie domestique, échelles et tonneaux de bois. Ce n'est pas tant l'aspect commercial de la Foire qui incite les artisans à exposer que l'envie de sortir de leur atelier et d'aller à la rencontre d'un public capable d'apprécier la qualité et la créativité de leurs ouvrages, issus de traditions vieilles de plusieurs siècles.De même, les personnes qui se rendent à la Foire ne sont pas seulement à la recherche d'une bonne affaire, d'un ustensile dont elles ont besoin ou d'un objet décoratif : elles y viennent aussi pour en "respirer" l'atmosphère unique.
C'est aussi durant cette Foire traditionnelle que se ressortent les caractéristiques propres à l'identité de la communauté valdôtaine : ce n'est pas seulement une grande "kermesse" aux dimensions exceptionnelles, c'est véritablement la célébration d'une appartenance historique et culturelle à un milieu, celui de la montagne. C'est ainsi que les rues de la ville résonnent chaque année des échos de cette manifestation qui met en valeur la fine fleur de l'artisanat valdôtain.
Au Moyen-Age, la foire s'installait dans le bourg d'Aoste, c'est-à-dire aux alentours de la collégiale de Saint-Ours. Les légendes racontent que c'est précisément devant cette église où le saint vécut, semble-t-il, avant le IXe siècle, que tout a commencé : ce dernier aurait, dit-on, pris l'habitude d'y distribuer aux pauvres vêtements et sabots, ces chaussures en bois typiques que l'on peut encore aujourd'hui trouver à la Foire.De nos jours, c'est tout le centre ville d’Aoste qui participe à cet événement et la Foire de Saint-Ours s'étend à l'intérieur comme à l'extérieur de l'enceinte romaine.
Qui dit Foire dit aussi musique, folklore et dégustation des vins et autres produits typiques de la gastronomie locale. Le clou de cette grande fête populaire est la "veillà", la veillée qui illumine les rues durant la nuit du 30 au 31 janvier et les remplit de promeneurs jusqu'à l'aube. Visiter la Foire de Saint-Ours, c'est vivre une expérience unique et inoubliable, une occasion à pas manquer de plonger dans une ambiance extraordinaire, porteuse d'émotions intenses
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03 février 2006
Témoignage
Le Comité Fédéral a le plaisir de vous présenter ll’ouvrage de Raymond Durous :
Victor le conquérant
L’auteur de ce récit (témoignage) évoque ses grands-parents maternels venus du Piémont à la fin du 19ème siècle pour fuir la misère. Il retrace l’épopée dramatique et les tribulations de son grand-père paternel venu à pied du val d’Aoste pour chercher du travail en Suisse romande. Il raconte les souffrances endurées par son grand-père maternel sur le front du Trentin durant la Guerre 1914-1918.
Et surtout, il nous fait revivre l’histoire de son père, Victor, orphelin de mère dès l’âge de deux ans, placé à huit ans chez des paysans, y travaillant dur contre sa nourriture, quotidiennement maltraité, humilié et exploité. Il décrit sa révolte contre le patron, le père, le pays d’accueil même ; puis ses difficultés d’ouvrier italien dans les années trente ; l’intelligence et la détermination du manœuvre, de l’ouvrier qualifié, du dirigeant de chantier unanimement apprécié par ses patrons et reconnu par ses pairs ; sans oublier le soutien d’une femme admirable.
« La culture ne s’hérite pas, elle se conquiert » disait Malraux, et Victor dit le conquérant l’a acquise en payant de sa personne, en préparant un avenir meilleur pour les siens. Avec ce livre empreint de dignité, Raymond Durous nous apporte une riche contribution historique à travers une épopée familiale narrée sur trois générations.
Raymond Durous est né en 1936 à Lausanne, de parents italiens nés à Vevey. Marié à une réfugiée vietnamienne, il est père de quatre enfants. Durant trente ans, il enseigna la géographie et l’histoire au Collège de l’Elysée à Lausanne. Il donne actuellement des cours à l’Université Populaire de Lausanne.
Sensible aux problèmes de discrimination et de disparité, il s’est maintes fois engagé dans des actions de résistance civile : luttes syndicales, de locataires, pour un service civil, contre le racisme et la xénophobie…
Pédagogue progressiste, citoyen solidaire, ouvert au monde, il s’est efforcé au cours de son enseignement « d’ouvrir des fenêtres ».
Pour obtenir ce livre, laissez nous un message.
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Poésie
La valeur n'attend pas le nombre des années, car aux âmes bien née....
Elle s'appelle Mariangéla Bonera, elle est en première du Lycée Classique d'Aoste, et vient de gagner le premier prix dans sa catégorie au concours français "Poésie en Liberté". Ouvert aux jeunes de tous pays praticant la langue française, elle valide le bilinguiste culturel de la Vallée d'Aoste et devise avec bonheur et originalité.
Nous vous offrons avec notre fierté Valdôtaine, la poésie "Clepcydre" qui lui à valu ce premier prix et une interwiew sur la radio nationale France Inter le 31 Décembre 2005.
La clepsydre
Elle part elle court elle compte en ronde
heures, jours, minutes, secondes,
sans cesse sans pauses nul temps repose
mon âme qui pleure
J’en meurs, c ’est l’heure!
Le temps qui fuit nous suit,
maudit, traduit,
m i s é r a b le,
nos vies en sable.
J’aime et il passe
le sable s’ entasse
Je hais, il s’ écoule,
c’est le sable qui moule
nos vies, misérables, éphémères,
pitoyables chimères de notre
imagination optimiste.
Ecoule, clepsydr, écoule inflexible,
de l’inexorable temps on sera toujours le cible.
Mariangela Bonera
Aosta
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Arbre de Noël Paris , service presse de la région
Déclaration du service de presse de la Région à 12vda info
après la réunion du 15 Janvier 2006
Traduit de l’Italien par Pierre Bich
Je veux rappeler que l’année passée, le Conseil de la Vallée a voté une loi concernant le 60ème anniversaire de l’autonomie où sera possible de valoriser le rôle et l’importance de l’Emigration. (Luciano Caveri Président de la Vallée d’Aoste samedi 14 janvier à Paris pendant l’ habituel Arbre de Noël, rencontre de début d’année avec les Emigrés Valdôtains en France). Il a voulu ainsi rappeler le rôle de l’administration régionale qui n’oublie pas les Valdôtains partis de leur « petite patrie » :
Le dernier livre, la dernière exposition sur l’Emigration Valdôtaine date de vingt ans. Il ajoute qu’il est besoin de collaborer à la rédaction d’une nouvelle version avec une vison nouvelle. Il sera possible de mettre en place un moteur de recherche sur le site web de la région pour faire en sorte que les Valdôtains de l’extérieur puissent retrouver leur origine. Travaillons ensemble pour retrouver l’intérêt des nouvelles générations.
La délégation, outre le Président CAVERI, a vu la présence d’Albert CERISE Assesseur Régional au Territoire et aux ressources naturelles, pour la commune d’Aoste étaient présents Rénato FAVRE, Patrizia CARRADORE, Président et Vice-Président du Conseil communal, l’Assesseur à l’Environnement et au Développement Soutenable Delio DONZEL ainsi que la Conseillère Iris Morandi.
Le Conseil communale d’Aoste, a déclaré FAVRE, a voulu soutenir personnellement l’attention portée aux Emigrés en participant à cette manifestation qui représente le début de l’activité annuelle des associations et regroupe les fils du Pays d’Aoste. Par ce motif particulièrement intéressant nous renouvelons les liens, les signes d’amitié réciproque avec les responsables des organisations d’Emigrés. En outre, nous avons pu vérifier, a ajouté le Président du Conseil Communal, avec la présence de nombreux enfants, l’existence d’un signal encourageant pour assurer le futur et la vitalité des différentes organisations.
Le 19 Janvier 2006
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